Fraude publicitaire en ligne ou mafia digitale : ces chiffres qui alertent les marques - TrackAd Fraude publicitaire en ligne ou mafia digitale : ces chiffres qui alertent les marques - TrackAd

Fraude publicitaire en ligne ou mafia digitale : ces chiffres qui alertent les marques

La publicité sur internet compte de plus en plus dans le domaine du marketing. Contrairement à certains supports de diffusion tels que la télévision, elle est moins coûteuse et attire de ce fait de plus en plus d’annonceurs chaque année. Ce mécanisme totalement bénéfique en apparence, renferme parfois quelques arnaques qui ne cessent d’inquiéter les marques.

D’après une étude menée par la World Federation of Advertisers (WFA), la fraude publicitaire en ligne représenterait 10 à 30% des investissements en publicité. Ces chiffres importants sont un coût considérable pour les marques qui n’ont d’ailleurs aucunement la garantie de la visibilité de leurs produits et services.

La fraude publicitaire en ligne serait une activité très rentable. Mais au profit de qui ? Elle est devenue le gagne-pain des hackers qui pilotent sans grande complexité, ce réseau frauduleux et engrangeant ainsi des sommes colossales qui menacent le chiffre d’affaire des marqueteurs.    

 

Ces chiffres qui parlent…

L’analyse de la WFA a révélé que dans les prochaines années, la fraude publicitaire en ligne pourrait atteindre les 45 milliards d’euros. Dans ses recherches sur la problématique, Augustine Flou, chercheur indépendant en matière de fraude publicitaire, a souligné dans son rapport dénommé « State of Digital Ad Fraud Q2 2018 » que la fraude publicitaire représente des retours sur investissements de 2500 à 4100 %. Ces chiffres représentent un fort taux d’intérêt qui dépasse largement celui des taux prélevés par les banques.

Flou explique par ailleurs que dans ce trafic frauduleux, les personnes malveillantes peuvent récolter 25 fois le montant initial investi pour une campagne de fraude publicitaire. Il cite à cet effet l’exemple des faux trafics sur les sites internet qui pour 24 000 dollars achetés, peuvent rapporter aux hackeurs jusqu’à 982000 dollars. Soit 41 fois la somme initialement investie.

En novembre 2017, l’Adform, entreprise technologique spécialisée dans la publicité digitale, révélait que 379 millions d’euros sont dépensés annuellement par les annonceurs victimes de fraudes.

En 2018, ce sont près de 17 milliards d’euros de pertes enregistrées.

 

Ces pertes sont d’autant plus significatives pour les
annonceurs quand les publicités sur internet ne sont jamais vues

En effet, la société de conseil digital IOTEC, revenant sur les chiffres générés par la fraude en 2018 a révélé que 40 % des publicités diffusées sur internet ne sont jamais vues. Pour cause « les publicités se situent sous la ligne de flottaison. Ligne virtuelle en dessous de laquelle le contenu d’une page internet n’apparaît plus à l’écran ou alors les humains ne sont pas exposés à cette page. Aussi 6 à 9 % du trafic sur internet provient de robots qui simulent des clics faisant croire que les annonces passées sur ces sites ont été perçues par des humains » a affirmé l’organisation.

 

Un mécanisme bien rodé…

Cette mascarade digitale est aussi bien utilisée sur les réseaux sociaux (faux comptes Twitter, Facebook, Instagram) que sur des sites d’annonceurs qui nous semblent de prime abord légitimes. Les annonceurs sont donc victimes d’un réseau de bots informatiques et de faux trafic internet, qu’on nomme désormais « HyphBot ».

Pour reprendre l’exemple des réseaux sociaux, en Côte d’Ivoire, une étude de la revue « Diplomatie Internationale » a révélé que plusieurs leaders politiques ivoiriens auraient manipulé leurs nombres d’abonnés sur Twitter en vue d’accroître virtuellement leur influence sur les réseaux sociaux. A titre d’exemple, l’ancien président de l’assemblée nationale Guillaume Soro, affiche 788000 followers à son actif sur twitter. La réalité selon l’étude de la revue, est que seulement 28 % de ce chiffre représente le nombre réel de ses followers, soit 561000 comptes fictifs.

C’est en effet selon ce même mécanisme que les annonceurs se voient copier leurs données. Les hackers développent des copies de sites fortement sollicités et proposent l’achat d’espaces publicitaires.

 

La fraude publicitaire en ligne citée au rang des activités cybercriminelles, les marques réagissent

Faces à d’énormes pertes enregistrées au cours de ces dernières années, les marques ont décidé de s’engager pour ensemble résoudre cette équation.

Une étude réalisée par l’ANA (The Association of National Advertisers), le syndicat américain des annonceurs et la société White Ops a déclaré que le phénomène devrait observer une baisse de 11% jusqu’en 2019 et plus au cours des années à venir. Cette baisse s’explique par une guerre engagée par les marques, soucieuses de l’enjeu de leurs réputations.

Une des solutions pour garantir la visibilité d’une annonce publicitaire est de la diffuser au moment propice pour attirer l’attention des internautes. C’est dans cette optique que, la plateforme média mondiale Teads s’est inscrite pour rassurer ses annonceurs. « La promesse est la garantie d’une diffusion au cœur d’un article d’un site média pour assurer à l’annonceur que la publicité sera vue » soutient Geoffrey La Rocca, directeur général France de Teads.

Une autre perspective est celle d’un système de micro-paiement utilisé par certains sites. Le principe est simple. Les internautes ont le choix entre trois publicités proposées pour pouvoir ensuite lire un article réservé aux abonnés dans un média ou accéder au wifi dans un lieu public. Cette dynamique intègre également des tags viables afin de mesurer le taux de visibilité des campagnes.

Une solution plus pragmatique et efficace sur le long terme est la mise en place d’un code éthique qui s’appliquera à l’ensemble des acteurs de la publicité numérique. Selon l’étude réalisée par IOTEC, 90% des marqueteurs français souhaitent la mise en place d’un code éthique pour plus de transparence sur l’utilisation de leurs données. Ce code permettra de régulariser ce secteur qui en dépit de tout, a révolutionné la diffusion publicitaire digitale dans le monde.

 


Entrez votre numéro de téléphone et nous vous contacterons dans les 24 heures.

Call Me (FR)

By continuing to browse the site or closing this banner you accept the use of cookies. Our cookie policy

Entrez votre numéro de téléphone et nous vous contacterons dans les 24 heures.

Call Me (FR)