L'essentiel à retenir
- Avec le Consent Mode V2, le gclid d'un utilisateur non consentant peut ne pas suffire à attribuer sa session à la bonne campagne.
- Ces sessions apparaissent alors dans Google Analytics 4 sous les attributions (not set), (organic) ou (direct).
- La solution consiste à ajouter des UTM dans les liens de redirection de vos campagnes Google Ads, en gardant l'auto-tagging activé.
- Les UTM ajoutés doivent correspondre exactement aux valeurs automatiques : utm_source=google, utm_medium=cpc et utm_campaign avec le nom de la campagne.
- Après l'ajout des UTM, testez les redirections pour vérifier que le gclid est conservé et que les valeurs sont cohérentes.
En bref
Pour mieux suivre vos campagnes Google SEA avec le Consent Mode V2, ajoutez dans les liens de redirection de vos annonces des UTM identiques aux valeurs de l'auto-tagging. Sans consentement, le gclid ne permet pas toujours d'attribuer la session, qui apparaît alors en (not set), (organic) ou (direct) dans GA4. Les UTM réduisent ce trafic mal catégorisé et fiabilisent vos analyses.
Vous avez peut-être remarqué un phénomène frustrant dans Google Analytics 4 : de nombreuses sessions attribuées à des campagnes marquées comme (not set), (organic) ou même (direct).
Ce type de données mal catégorisées peut fausser vos analyses et compromettre vos décisions stratégiques.
Si vous êtes un utilisateur du consent mode V2 et que vous avez activé l’auto-tagging dans vos campagnes Google Ads, nous avons une solution simple pour corriger ce problème.
Pourquoi ces erreurs surviennent-elles ?
Lorsque vous utilisez le Consent Mode V2 de Google, le comportement de suivi des utilisateurs est ajusté en fonction de leur consentement aux cookies. Si un utilisateur n’a pas consenti au suivi, le paramètre gclid (Google Click Identifier), généré par l’auto-tagging de Google Ads, peut ne pas être exploitable pour attribuer correctement la session à la campagne d’origine. En conséquence, ces sessions peuvent apparaître dans vos rapports Google Analytics avec des attributions telles que (not set), (organic) ou (direct).
Cette limitation est due au fait que, sans consentement, le gclid ne peut pas être stocké ou utilisé de manière traditionnelle pour le suivi des conversions, conformément aux réglementations sur la protection des données et au respect de la vie privée des utilisateurs.
La solution : intégrer les UTM dans vos redirections
La clé pour résoudre ce problème est d’ajouter les UTM directement dans les liens de redirection de vos campagnes Google Ads. Voici comment faire :
- Vérifiez vos paramètres d’auto-tagging : Assurez-vous que l’auto-tagging est activé dans votre compte Google Ads.
- Ajoutez manuellement les UTM : Pour éviter les disparités, les balises ajoutées doivent correspondre exactement à celles générées automatiquement :
- utm_source=google
- utm_medium=cpc
- utm_campaign=[nom de la campagne]
- Testez les redirections : Une fois les UTM ajoutés, validez que :
- Le paramètre gclid (indispensable pour l’auto-tagging) est bien conservé
- Les valeurs des UTM sont correctes et cohérentes avec vos objectifs de suivi
Quels bénéfices attendre de cette optimisation ?
En corrigeant ce paramétrage, vous obtiendrez :
- Une meilleure attribution des campagnes : le trafic mal catégorisé sera réduit et vous obtiendrez des insights plus fiables sur vos performances SEA
- Des analyses plus précises : la qualité de vos rapports dans Google Analytics 4 sera améliorée
- Un ROI optimisé : vos décisions seront basées sur des données fiables pour mieux optimiser vos investissements publicitaires
Bonnes pratiques pour aller plus loin
- Adoptez une approche proactive : Faites de la configuration des UTM une étape systématique lors du lancement de vos campagnes
- Surveillez régulièrement vos données : Vérifiez les anomalies dans vos rapports (trafic mal catégorisé, taux de conversion anormalement bas, etc.)
- Collaborez avec vos équipes techniques : Si vous utilisez des outils tiers ou des redirections complexes, impliquez vos développeurs pour garantir la compatibilité du Consent Mode V2
Conclusion
L’intégration correcte des UTM dans vos campagnes Google Ads est une étape essentielle pour maximiser la performance de vos initiatives SEA tout en respectant les préférences des utilisateurs en matière de confidentialité. En suivant ces conseils, vous réduirez les anomalies dans vos données et améliorerez considérablement la fiabilité de vos analyses.
Le Consent Mode V2 et Google Ads en 5 questions
Pourquoi des sessions Google Ads apparaissent-elles en (not set) dans GA4 ?
Avec le Consent Mode V2, le suivi s'ajuste au consentement de l'utilisateur aux cookies. Sans consentement, le gclid généré par l'auto-tagging ne peut pas être stocké ou utilisé de manière traditionnelle, conformément aux réglementations sur la protection des données. La session peut alors être attribuée à (not set), (organic) ou (direct).
Faut-il désactiver l'auto-tagging de Google Ads quand on ajoute des UTM ?
Non, l'auto-tagging doit rester activé dans le compte Google Ads. Les UTM viennent en complément dans les liens de redirection, et le paramètre gclid, indispensable à l'auto-tagging, doit être conservé après leur ajout.
Quels bénéfices attendre de l'ajout d'UTM à ses campagnes Google Ads ?
Le trafic mal catégorisé diminue, ce qui donne des insights plus fiables sur les performances SEA. La qualité des rapports Google Analytics 4 s'améliore. Les décisions d'investissement publicitaire reposent ainsi sur des données fiables, au bénéfice du ROI.
Comment repérer un problème de suivi de ses campagnes SEA ?
Surveillez régulièrement vos rapports pour détecter les anomalies, comme du trafic mal catégorisé ou des taux de conversion anormalement bas. Pour les prévenir, faites de la configuration des UTM une étape systématique au lancement de chaque campagne.
Quand impliquer les équipes techniques dans la configuration du Consent Mode V2 ?
Leur aide est nécessaire si vous utilisez des outils tiers ou des redirections complexes. Les développeurs peuvent alors garantir la compatibilité de ces dispositifs avec le Consent Mode V2.


